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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 09:17

Le conseil municipal de la ville de Rethel en avait délibéré lors de sa séance du 29 janvier : la place de Caen, ainsi nommée après la Première Guerre mondiale en remerciement des dons de la ville de Caen (Calvados), marraine de guerre de la cité de Mazarin, devient place Hélène Cyminski, en mémoire de la jeune rethéloise déportée à Auschwitz en janvier 1944 (la partie basse de la place garde néanmoins sa dénomination première). Cette décision intervient après plusieurs mois de discussions et de débats sur la question. Cet hommage est particulièrement opportun en cette année de commémoration du 70e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz, et nous ne pouvons que saluer le volontarisme des élus de Rethel.

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 18:39

Notre assemblée générale annuelle aura lieu le samedi 7 mars 2015 à 14 h à l’Hôtel de ville de Mézières.

Elle sera suivie à 16 h d’une conférence « L’art dans les camps », par Marie-France Reboul, enseignante-chercheuse Paris X, membre de l’association Buchenwald-Dora et kommandos.


Programme du 70e anniversaire de la libération des camps :

  • Organisé par la F.N.D.I.R.P. :

-Samedi  31 janvier à 17h : Cérémonie au monument aux morts place Winston Churchill (Charleville) suivie de la visite commentée  de l’exposition : « Souvenirs des déportés ardennais » à la médiathèque Voyelles .

- Jeudi 12 mars à 17h : cérémonie au mémorial des déportés, cimetière israélite de Sedan.

- Dimanche 15 mars à 10h : cérémonie à la prison Carnot , place Winston Churchill, suivie d’une cérémonie au monument aux morts de Le Theux à 10h50.

-Samedi 4 avril à 15h : cérémonie à la ferme du Chesnois à Alland’huy-Sausseuil.

  • Organisé par l’AFMD :

-Samedi 7 mars à 16h, à l’hôtel de ville de Mézières : conférence « L’art dans les camps » par Marie-France Reboul , enseignante-chercheur à Paris X, membre de l’association Buchenwald-Dora et kommandos.

- Dimanche 8 mars, à 15h, salle des fêtes de Champigneul-sur-Vence : conférence-projection, les ouvriers juifs de la WOL, 1942/1944, la vie, le travail, l’amitiés avec les ardennais, la rafle, les enfants cachés… par Christine Dollard-Leplomb

  • Commémorations nationales:

  Dimanche 26 avril, Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation, Mémorial de la résistance et de la déportation à Berthaucourt  (en matinée, horaire  à venir).

Jeudi 16 juillet, journée nationale à la mémoire des victimes  des crimes racistes et antisémites de « l’Etat Français » et hommage aux Justes de France. Place de l’Hôtel de ville de Mézières (horaire à préciser).

 

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 09:10

Le thème du Concours National de la Résistance et de la Déportation 2014-2015 est paru au B.O.E.N. Il est formulé comme suit: " La libération des camps nazis, le retour des déportés et la découverte de l'univers concentrationnaire ". 

On peut télécharger la brochure qui lui est consacrée sur le site du CNRD.

Pour la Marne, et à titre d'exemple, on peut se référer au travail de Jean-Pierre et Jocelyne Husson, sur le site Histoire et mémoires des deux Guerres mondiales.

 

  Image1

 

Le retour de déportés ardennais, à Florenville (Belgique), lors des cérémonies de la Libération (mai 1945) : Gaston Biazot, Georges Lefèvre et Marcel Godfrin, qui posent dans leurs costumes de bagnards. Tous les trois avaient été déportés par le convoi du 17 janvier 1944 vers le camp de concentration de Buchenwald après avoir été arrêtés pour leur participation au réseau SOE Prosper/Physican (voir Face à la Gestapo).

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 17:28

Samedi 8 novembre, à l'auditorium de la médiathèque Voyelles à Charleville, l’association des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation présente la pièce 

 

LE CONVOI DES 31000 de Gérard Thévenin


Cette pièce de théâtre met en scène 10 femmes, communistes, gaullistes ou sans appartenance politique, dans leurs actes de résistance : transporter des explosifs, du matériel d’imprimerie, rédiger des tracts, cacher et approvisionner les résistants, voire participer à la lutte armée. Arrêtées par les « Brigades Spéciales », elles continuent à résister. Le 24 janvier 1943, elles chantent dans le wagon qui les emmène à Auschwitz- Birkenau dont elles franchissent le porche, en entonnant  la  Marseillaise…

Quelques objets plantent les décors. 10 comédiennes et 3 comédiens donnent vie aux 21 personnages qui vous feront passer par de multiples émotions : crainte, angoisse, soulagement, détresse, admiration.

Ce spectacle est un  hommage rendu à toutes ces femmes admirables qui ont refusé l’occupation nazie et la collaboration et s’inscrit dans l’indispensable  mouvement de lutte contre tous les racismes.

Gérard Thévenin et sa troupe rémoise, primée au festival national de théâtre amateur, avaient déjà joué au même endroit, en 2009, la pièce "Avec ou sans étoile". Une exposition et une présentation de livres sur la déportation seront visibles dans le hall de la médiathèque du 2 au 10 novembre.


ATTENTION : le même jour à 16h30, salle de réunion de la médiathèque :
Rencontre avec Michèle GABERT, nouvelle présidente nationale de l'AFMD, et Hélène LEBREC , notre amie de l'AFMD Marne. Ouvert à toute personne interessé. Quelle transmission de  la mémoire à l'heure de "l'après témoins" ? Quelles priorités et quelles actions efficaces ?

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 07:41

Vendredi 26 septembre 2014, conférence aux Archives départementales à Charleville-Mézières, dans le cadre des Vendredis de l'histoire de la Société d'Histoire des Ardennes, Anne François, professeur d’histoire-géographie, doctorante en histoire contemporaine, traitera des Polonais déportés dans les Ardennes pendant la Seconde Guerre mondiale


"À partir de mars 1943, l’entreprise agricole allemande WOL, qui a orchestré un vaste mouvement de spoliation des terres dans les Ardennes, emploie de nombreux Polonais. Ces travailleurs ont été amenés de force par trains, avec leurs familles, dans le département placé en zone interdite. Près de 20.000 Polonais sont ainsi déportés dans des conditions effroyables et doivent survivre dans les villages ardennais où rien n’a été prévu pour les accueillir."

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 07:05

À la suite de la publication dans le journal L’Union de l’article L’hommage aux déportés passe aussi par la reconnaissance de leur mort, l’AFMD communique :

L'acte de décès est le document officiel, établi par la mairie du lieu de décès, attestant de l'identité d'une personne décédée. (En complément, cf. art. 79 et 91 du Code Civil).
C'est précisément la raison pour laquelle les nazis avaient établi pour des déportés la catégorie NN, Nacht und Nebel (« Nuit et Brouillard »), ou encore  Nomen Nescio (« Nul ne sait le nom »). Le but était de les faire disparaître à tout jamais, d'effacer toute trace, d'exterminer tout souvenir, toute mémoire de la personne et donc de son nom.
Pour cette raison, le premier stade de la déshumanisation était la perte du nom, remplacé par un numéro, sauf pour ceux qui étaient gazés dès leur arrivée. Nikolaï Subarev, déporté soviétique à Sachsenhausen, déclarait en 1945 : "Je ne suis pas en mesure de décrire toute l'horreur subie dans les camps; je me contenterai de dire qu'on y perdait son nom pour n'être plus qu'un numéro." Pour finir les corps anonymes étaient empilés comme des bûches, les cendres étaient jetées au sol, comme des rejets de la grande industrie des camps , sans sépulture, sans rite, et surtout sans homélie, prière ou paroles d'adieu. N'oublions jamais qu'aux origines, ce qui a distingué l'Homme de l'animal c'est le fait qu'il enterre ses morts.

On mesure donc l'importance de l'enjeu du travail de mise à jour de l'état-civil qui reste à effectuer. La loi récente de 2011 doit permettre de le favoriser. C'est un travail long et difficile, peu visible, mais c'est un devoir qui s'impose et qui requiert une mobilisation importante et sans faille, au vu de la tâche qui reste à accomplir, notamment pour les déportés qui n'ont pas d'acte de décès et dont le décès n'a pas été constaté.
De ce point de vue, l'article de Sandrine Beigas est une contribution importante et à saluer, car le premier travail est la prise de conscience par l'information. Sa diffusion dans  l'Union, quotidien local, permet au plus grand nombre de cerner précisément un sujet qui nous regarde tous.
En effet, cette question des actes absents et mentions manquantes restait jusqu'ici méconnue car cantonnée dans la sphère des familles concernées, des historiens, des associations de mémoire… Or la mémoire n'appartient à personne et nous en sommes tous responsables. Notre mémoire est la seule tombe de ceux qui ont disparu dans les camps : soyons dignes, ne l'instrumentalisons pas !

La paix, le droit et la cohésion citoyenne (Liberté, Egalité, Fraternité) n'ont jamais été autant menacés depuis 1945. En ces temps de résurgence de la peste brune et d'idéologies populistes délitant à grande vitesse les constructions humanistes, républicaines et européennes, forgées au prix de tant de sang et de crimes,  c'est l'affaire de tous de les défendre, d'apprendre, de dire, de transmettre, que ce soit en lisant un article de fond, documenté, ou en écoutant les poètes :


« Quand ils sont venus chercher les communistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas Juif.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique.

Et lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester. »
(MARTIN NIEMÖLLER,  Arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen puis de Dachau. Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945. )

 

"Puisque les morts ne peuvent plus se taire, est-ce aux vivants de garder leur silence ?" (Jean Tardieu, L'honneur des poètes, 1943)

"Citer, c'est ressusciter" (proverbe kabyle)

 

 Chacun peut  engager personnellement des démarches concernant un déporté, merci de nous en informer éventuellement. Voici les dispositions légales, sur le site de l'Office National des Anciens combattants et victimes de guerre:

http://www.onac-vg.fr/files/uploads/file/ONACVG_CONDITIONS_MENTION_MORT_EN_DEPORTATION.pdf

 

 Christine Dollard-Leplomb

 

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 12:09

Dimanche 27 avril, à l'occasion de la journée des Déportés à Rethel, le journal L'Union / L'Ardennais est revenu sur la déportation de la famille Cyminski avec notamment un rappel succinct des faits par un des principaux témoins des faits d’alors, M. André Launois.

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Cette excellente initiative, par sa dimension historique, sa vocation pédagogique, sa portée civique et mémorielle, fut quelque peu ternie par le rebondissement de la polémique stérile engagée entre la mairie de Rethel et le groupe d’opposition qui a décidé de faire débaptiser le groupe scolaire Mazarin pour lui donner le nom d’Hélène Cyminski.

Comble du mauvais goût, le journal s’engouffre dans la brèche pour organiser sur la toile un sondage sur la question : « Faut-il donner le nom d’Hélène Cyminski à son école ? » On peut se demander si le sujet se prête vraiment à ce genre d’enquête ? Ce me semble assez indécent, quel que puisse en être le résultat...

 

Dernière minute : lundi 28 mars, lors de la réunion du conseil municipal, le maire de Rethel a avancé l'idée de renommer la place de Caen "Place Hélène Cyminski". C'est une excellente idée... C. Dollard-Leplomb, présidente de l'AFMD 08 écrit :

 
"Je trouve que cette place fait le lien entre la maison et l'école, et comme elle est un lieu ouvert, public, central, très fréquenté, Hélène est replacée au coeur de la cité comme citoyenne et pas seulement comme écolière.Son nom interpellera tout le monde, pas seulement les gens concernés par l'école - lieu fermé - comme si certains étaient plus concernés que d'autres par le travail de mémoire. La mémoire n'appartient à personne et nous en sommes tous responsables. On peut rebaptiser une rue, un édifice ou une place "de Caen" en ces temps de centenaire."

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 07:26

MESSAGE DES DÉPORTÉS

Pour la Journée nationale du Souvenir de la Déportation

Dimanche 27 avril 2014

 

 

En ce jour de recueillement et de souvenir qui marque le 69e anniversaire de la libération des camps de concentration et d’extermination, c’est d’abord à celles et ceux d’entre nous qui ne sont pas rentrés de la terrible épreuve de la déportation que nous voulons penser. Persécutés, pourchassés, arrêtés ou raflés dont des milliers d’enfants, tous ont connu les conditions inhumaines des camps, la dégradation de l’être humain et la mort.

 

Si l’année 1944 fut en France, celle de la libération du territoire, elle  fut aussi celle d’un renforcement et d’une aggravation de la répression et de la déportation marquée par la poursuite des activités meurtrières dans les camps.

 

L’espoir suscité par le Débarquement de Normandie puis de la Libération de Paris fut estompé par le durcissement et la radicalisation du régime nazi qui ne renonçait à aucun de ses objectifs criminels.

La condition de vie des détenus s’aggrava en 1944 et les chances de survie diminuèrent.

 

Dans nos sociétés où réapparaissent des actes et propos xénophobes, racistes, antisémites et discriminatoires , les rescapés des camps de la mort rappellent toute l’importance des valeurs de solidarité, de fraternité et de tolérance, qu’ ils n’ont eu de cesse de promouvoir et défendre depuis leur retour.

Il appartient aux générations suivantes de préserver ces valeurs qui sont celles de la République.

 

 

Ce Message a été rédigé conjointement par :

La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (F.M.D.)

La Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance (F.N.D.I.R.)

La Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (F.N.D.I. R. P.)

L’Union Nationale des Associations des Déportés, Internés et Familles de disparus (U.N.A.D.I.F.)

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 09:27

Sont excusés : Jean-Luc Warsmann, député des Ardennes et adhérent à la DT , Violette Rouchy-Levy directrice des archives départementales,  Sébastien Haguette président de la société d’Histoire du sedanais, Hélène Lebrec  présidente DT 51 ( représentée par Daniel Roche), Julianne Unterberger  association culturelle israélite de Reims, Sophie Drozdowiez historienne,  Pierre-André Van Copenolle maire de Bulson, Philippe Lecler historien,  et certains  de nos adhérents résidant hors du département ou de France.       

Nous accueillons deux nouveaux adhérents :  Pierre Vernel , Vice-président du Conseil général, et  le colonel Roland Canivenq,  délégué départemental du Souvenir Français. Une minute de silence est observée à la mémoire de toutes les victimes des déportations et des génocides, en ce lendemain du jugement historique condamnant en France un  criminel du Rwanda, ainsi qu’à la mémoire de Jacques Levy, fondateur de la DT 08 en 2001 […] Appel à candidature pour les postes de président et trésorier : personne ne se manifeste, C. Dollard-Leplomb et André Cortesi sont reconduits à l’unanimité dans leurs fonctions.

Projets 2014 : Pièce de théâtre « Le Convoi », de Gérard Thévenin, dont Daniel Roche fait une présentation. Elle aura lieu le 10 octobre 2014 à la médiathèque Voyelles, en partenariat avec la ville de Charleville-Mézières et la communauté Cœur d’Ardenne.

Groupe histoire et pédagogie pour la réouverture du Musée départemental Guerre et Paix.

Poursuite des interventions chez les scolaires, des participation aux commémorations, des réponses aux sollicitations de familles et organismes .

Démarches en vue de faire apposer une nouvelle plaque commémorative : nous avons fait inscrire dans différents villages où ont eu lieu les rafles, 150 des 220 noms des déportés de la WOL. Suivant l’exemple de Seraincourt, nous proposerons aux élus des projets pour une communauté de communes.

Projection du film « Victor Young Perez, le boxeur d’Auschwitz»  en partenariat avec un club de Boxe du département,   en vue d’obtenir la participation de Brahim Asloum , médaillé d’or olympique et acteur du film, et en vue de toucher un public nouveau.

Visionnage d’une partie du film de la cérémonie de Seraincourt  et moment convivial autour d’un café.

 

Rapport moral

 

En 2013 nous avons vu, sans véritable surprise hélas, s’accentuer les multiples signes de déshumanisation et de négation de la personne. Que ce soit envers les plus faibles, les nouveau-nés   et les enfants victimes de leurs propres parents, les personnes âgées maltraitées, les malades sans attention, les élèves harcelés  jusqu’à l’extrême  etc... ou que ce soit envers toute autre personne, de plus en plus souvent réduite à sa seule fonction utilitaire dans toutes les sphères - publique  ou privée -  de la vie, régie toujours davantage par la logique consumériste au mépris des valeurs communes.

Cette banalisation du mépris de l’autre va de pair avec celle  des propos racistes, xénophobes et antisémites qui sont désormais ouvertement exprimés sans gêne et revendiqués comme « opinions » alors que ce sont des délits.

 L’instrumentalisation de la géopolitique au profit du communautarisme agressif  prospère, renvoyant sans cesse chacun à ce qu’il est, à ce qu’il a le tort - ou le mérite -  d’être, « du seul fait d’être né... ».  Discrètement, l’exil de France  de  familles juives s’accentue.

Face à ce constat qui voit dériver notre société vers ce qui nous rappelle trop bien la négation de l’Homme, telle que le nazisme et les totalitarismes l’ont mise en pratique, nous ne devons pas nous décourager, quand parfois nous avons le sentiment d’être une goutte d’eau dans la mer. Toute graine peut germer et fructifier.

 Nous devons sans relâche   transmettre la mémoire de la déportation et de l’extermination, dans la perspective effective d’éclairer le présent, le vécu de nos auditeurs, notamment les plus jeunes, afin de les armer contre la tentation totalitaire. Que personne ne puisse plus nous dire : « « Vous remuez le passé, à quoi cela sert-il ? » ou « Ils sont morts... moi, je m’occupe des vivants ! » (sic)

Pour la première fois, nous avons constaté en 2013 une demande accrue des scolaires  pour des interventions, c’était notre objectif depuis plusieurs années. Nous pratiquons avec eux le principe du « changement d’échelle » : s’il est indispensable de dire que le nazisme a exterminé 6 millions  de Juifs d’Europe dont un million d’enfants, plus de 85 000 résistants de France, c’est malgré tout insuffisant car trop abstrait . Nous partons de cas de familles ardennaises ou déportées des Ardennes, de documents, photos, témoignages, archives communales, qui permettent au élèves de s’identifier et surtout de réaliser qu’ils sont directement  concernés par leurs ancêtres , famille ou voisins.             
    

 

 

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 10:07

Mémoire de l'internement et de la déportation. A l'initiative de la FNDIRP des Ardennes, trois cérémonies auront lieu les 15 et 16 mars 2014 :

- Devant la prison, place Winston Churchill à Charleville , samedi 15 mars à 18h, à la mémoire de tous les internés, dont beaucoup en sortirent pour être déportés ou fusillés à Berthaucourt.

- Au cimetière israélite (Saint-Charles) de Sedan, devant le mémorial des victimes de la Shoah, dimanche 16 avril à 10h,

puis aussitôt à 10h30 au monument à la mémoire des déportés (parking du centre commercial Leclerc).

Chacun est invité à y assister.

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