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Texte Libre

« L’AFMD a pour mission d’agir pour assurer la pérennité, l’enrichissement et la transmission de la mémoire de la Déportation et de l’Internement, dans le respect plein et entier des buts de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation. »


Mercredi 10 octobre 2007


Carte postale éditée par Bulson pour la commémoration du 30 septembre, avec flamme spéciale d'un seul jour, et timbre "mémoire partagée" .
En vente (3 euros) , chez M. Rouyer au 03 24 27 51 10.
Lundi 8 octobre 2007

Suite à la demande faite auprès de la mairie de Rethel d'honorer les mémoires d'Icko, Rachel et Hélène Cyminski, une réunion préparatoire a eu lieu à la mairie de Rethel cette semaine, à laquelle étaient présents M. Guy Déramaix, maire de Rethel, son adjoint, M. François Guérin, M. André Launois, M. Sanchez, Mme Harar, et Philippe Lecler (si M. launois n'est plus à présenter pour qui connaît l'histoire de la famille Cyminski, M. Sanchez et Mme Harar se sont associés à notre démarche en retrouvant des membres de la famille Cyminski. Ils projettent par ailleurs de réaliser un long métrage basé sur cet épisode tragique).

Il s'est donc dégagé, lors de cette rencontre, un accord sur le principe de rendre hommage aux membres de la famille Cyminski disparus à Auschwitz. Si certaines modalités de la cérémonie sont encore à préciser, il s'avère d'ores et déjà acquis que celle-ci se déroulera à la date du 27 janvier 2008, où sera dévoilée la plaque qui sera posée au 1, rue Dubois-Crancé. Journée hautement symbolique puisque ce sera celle de la commémoration de la libération du camp d'Auschwitz, retenue « Journée de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité » dans les établissements scolaires des États membres de l'Union Européenne.

Ainsi, la municipalité apporte son soutien à la présentation d'une exposition portant sur le parcours de cette famille d'origine polonaise en France, de son arrivée sur notre sol à sa disparition dans le crématoire d'Auschwitz, dans le rappel du contexte de l'Occupation. Cette exposition se tiendrait du 12 au 27 janvier à la bibliothèque de Rethel (à confirmer).

La date d'une prochaine rencontre a été retenue pour préciser les modalités de cette manifestation.

par C. Dollard-Leplomb / J. Levy publié dans : Projets et affaires à suivre
Dimanche 30 septembre 2007
M. Bachy, pésident du conseil régional, M. Huré, sénateur, président du Conseil général, M. Warsmann,député des Ardennes, M. Namer, représentant de la communauté israélite des Ardennes, chargé du message de M. David de Rotschild, président de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, M. Dardart , président de la FNDIRP des Ardennes, M. Levy , président des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation , M. le Sous-Préfet de Sedan, M. Van Copenolle, maire de Bulson.

C.Dollard-Leplomb, dont le livre est à l'origine de cette commémoration
Madame Janin Annette , fille de Simon Krajcer, chef du groupe juif de Bulson (1942-1944) sauvé par Henri VIN et sa mère Lucie. Madame Janin fut raflée à 12 ans, avec sa soeur Léa au vel d'Hiv;
internées à Pithiviers , elles voient partir leur mère en déportation et se retrouvent parmi les 4000 enfants seuls des camps du Loiret, dans la détresse matérielle et morale la plus absolue, s'occupant des plus petits malades, muets de terreur ...
Transférées à Drancy , elles en sortent in-extremis la veille de leur déportation prévue, libérées comme enfants de travailleurs pour les Allemands . Elles viennent à Bulson pour les vacances de Pâques et celles de l'été 1943, mais le chef de culture les fait trimer aux champs : elles ont
13 et 15 ans.
Madame Janin est le seul témoin direct encore en vie du travail des Juifs à la WOL à Bulson.
Elle exprime ici la reconnaissance des familles juives envers le village de Bulson, tous les bénévoles qui se sont mobilisés, l'organisation parfaite de la cérémonie au caractère digne et très émouvant et surtout la reconnaissance de toutes les souffrances endurées par les survivants.

Pour les trois photos suivantes :

Robert Pingard , à gauche, camarade de classe des enfants juifs à Bulson (1942-1943) dévoile la stèle avec Maurice Flank, cousin de Maurice Flank déporté de Bulson, qui était le grand copain de Robert .
Grâce à Robert et à son cousin Guy Pingard , qui ont conservé deux photos, le visage de Maurice a été rendu à ses cousins Maurice et Yves Flank ,qui ne possèdent plus aucune trace de leur famille déportée.

Les enfants du village rendent hommage aux déportés : chacun touche un nom avec une rose avant de la déposer au pied de la stèle .
A gauche : Hannah et son fils Nathan, respectivement petite-fille et arrière petit-fils de Nathan Borensztajn, déporté de Bulson .

La stèle porte 40 noms : 39 déportés de Bulson et un homme (Henri Eciczon) mort au travail dans les champs en 1943.
Des galets sont déposés au pied de la stèle, comme c'est la tradition sur les tombes israélites : les cendres des déportés au sortir du crématoire ont été jetées sur le sol des camps, et comme la dit le maire :" graver leurs noms dans le marbre , c'est leur rendre un peu la tombe à laquelle ils n'ont même pas eu droit ."


Dimanche 2 septembre 2007
Dimanche 2 septembre, mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières, 63e anniversaire de la libération des Ardennes.
Madame la Préfète des Ardennes décore Daniel Pollet, 85 ans, de la médaille des Déportés et Internés politiques. M. Pollet fut arrêté par la police allemande en janvier 1943, pour détention illégale d'arme. Soumis au décret Keitel "Nacht und Nebel", il fut déporté au printemps 1943 au SS-Sonderlager Hinzert, où il fut jugé et condamné aux travaux forcés à perpétuité. Interné dans un camp sur l'Oder, puis au camp de concentration de Flossenbürg et ensuite à celui de Buchenwald.
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