Dimanche 21 septembre 2008
Ce transport occupe une place particulière dans la déportation de répression. Il présente de remarquables similitudes avec celui des femmes du 24 février 1943. Ils furent
les seuls transports de France vers Auschwitz composés dans leur très grande majorité de prisonniers politiques français.
Parti de Compiègne le 6 juillet 1942, le convoi des 45 000 est arrivé au camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz deux jours plus tard.
Il fut composé depuis le camp d’internement de Compiègne-Royallieu à partir de listes de détenus fort disparates : des « politiques » (1 100 hommes), c'est-à-dire une majorité écrasante de communistes, quelques socialistes
et radicaux, des droits communs, et 50 à 56 Juifs.
Il s’agit d’un convoi de représailles, formé par l’administration militaire allemande afin de répondre aux attentats dirigés contre soldats et officiers des
troupes d’occupation depuis l’entrée du Reich dans la guerre contre l’URSS et qui s’inscrit dans la lutte contre le « judéo-bolchevisme ». Après une période où les fusillades d’otages avaient été systématisées après chaque action
contre l’occupant, mais avaient montré leurs limites quant à leur pouvoir de dissuasion, la déportation « vers l’Est » devint un autre moyen de répression destiné à produire un effet de
« terreur » durable dans les milieux résistants, et plus généralement, dans la population.
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