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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 20:09

Aujourd’hui plus que jamais, il est indispensable de transmettre  la mémoire de la déportation, de transmettre la connaissance des faits historiques, crimes contre l'humanité amenés par les idéologies xénophobes, racistes et antisémites, aujourd'hui véhiculées par les négationnistes et les néo-nazis.
C’est exactement le but d’AFMD. Notre rôle est d’instruire sans relâche nos concitoyens, pour armer leur réflexion  et interpeller ainsi leur conscience, pour les inciter à s’engager dans tout ce qui fait Humanité .
Nous ne devons pas nous positionner dans le champ de l’actualité politique au quotidien, comme l’a fait notre bureau national ces derniers mois, au risque de

- Décourager nos adhérents qui appartiennent à la majorité mise en cause, alors que la vérité profonde de chacun est bien plus complexe que la lecture d’un étiquetage politique.

-Réduire AFMD au rang de courant d’opinion, alors que notre rôle est de transmettre l’histoire et la mémoire de la déportation, qui ne se discutent pas.

- Risquer de laisser admettre que le nazisme peut être une opinion. Or, le bureau national, le 5 mars dernier, se repositionnant dans le cadre républicain.

AFMD «  affirme qu’avec raison, la loi républicaine, faite par les élus de la nation, a posé des limites à la liberté d’expression : le racisme et les discriminations ne sont pas dans notre pays des opinions mais des délits, tout comme la négation des crimes contre l’humanité commis par le nazisme. »


L’extrême-droite, en  confisquant un temps les symboles républicains, tels le drapeau et la Marseillaise, a détourné des commémorations, perçues alors comme passéistes voire réactionnaires, un trop grand nombre de personnes et notamment les écoles primaires.

Je constate qu’il reste difficile d’intervenir en milieu scolaire. Derrière « le manque de temps » invoqué, des raisons plus complexes sont sans doute à décrypter, car il est difficile de comprendre alors pourquoi l’aide d’un intervenant est déclinée en ce cas.

Notre action à venir doit donc se situer en priorité dans ce champ de la jeunesse et de l’école, avec confiance : je peux témoigner à titre personnel à quel point on peut renverser la tendance en peu de temps.

Je souhaite également que nous puissions œuvrer prochainement  à la mémoire de la déportation des Tsiganes et à celle des Noirs. Là encore, seule  la connaissance de ces faits méconnus  peut contribuer à  éclairer nos concitoyens et à éviter de tomber dans le piège de la guerre des mémoires, fléau consécutif au communautarisme contraire à l’essence même  de la France.

Plus que jamais, en ces temps d’accélération des bouleversements historiques, où les peuples en souffrance nous disent que les valeurs que la France a données au monde sont universelles, il nous faut les enraciner chez la nouvelle génération.

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