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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 08:04

Contribution de la délégation ardennaise de l’AFMD à la réflexion commune du 28/11/2009.

 

Que souhaitent les témoins ?

 

Ils souhaitent, souvent implicitement, que nous nous engagions à relayer leur témoignage.

Lorsqu’ils indiquent être conscients de ne plus pouvoir l’apporter, à court terme, le fait de leur  dire notre engagement  à continuer le travail de parole, indéfiniment nécessaire,  leur apporte ce qu’ils espèrent et attendent. Ce qui semble aller de soi va mieux en le disant. 

Ils souhaitent que nous conservions les traces, les preuves (archives écrites, audio , vidéo,  lieux et objets) et que nous entretenions les monuments (stèles, plaques..).

 Ils souhaitent que nous perpétuions les commémorations, et que nous développions des outils de transmission renouvelés, adaptés aux nouvelles générations.

 

Par quoi remplacer le lien intergénérationnel ?


Il va continuer : il s’agit de le nourrir autrement, notamment par la conception d’outils adaptés.

Il va continuer car il est fondamental de dire : j’ai connu les témoins …

Exemple : des élèves de CM1 ont calculé que dans 90 ou 100 ans, ils pourraient ( peut-être) encore raconter à leurs descendants qu’ils avaient vécu la mort du dernier Poilu, rencontré une Juste et un résistant, et  qu’ainsi ils avaient une chance d’éviter le retour des atrocités à condition d’apprendre  l’Histoire à leurs enfants.

 Lorsque les témoins ont disparu, qui ne peuvent plus toucher directement  leurs interlocuteurs par la force de leur vécu personnel, il faut sensibiliser ceux-ci par un lien qui leur est, sinon personnel, du moins très proche : pour les scolaires, comme pour les adultes, la découverte de l’histoire locale constitue un moyen de leur faire prendre conscience du fait historique.

Tout  Homme est personnellement concerné par les crimes contre l’Humanité.

L’histoire d’un déporté de sa commune, de son canton, dont on peut contacter la famille, dont on peut lire le nom sur un monument, dans les archives communales ou les ouvrages d’histoire locale, celle d’un enfant dont il ne reste aucune trace sauf  son nom, et parfois sa photo, etc. constituent  des entrées possibles efficaces, suscitant immédiatement  la surprise, parfois l’incrédulité, puis l’intérêt et la recherche.

 

 On peut ainsi dans un second temps mobiliser l’intérêt des personnes sur des connaissances plus générales de l’histoire de la déportation, des problématiques urgentes (comme la lutte contre le négationnisme), voire susciter leur engagement dans le travail de mémoire.

 

Dans la DT 08, nous mettons au point des outils pédagogiques sur ce principe à destination des scolaires, niveau  primaire et secondaire.

Les 4 DT de la région ont en projet commun  la réalisation  d’un CDRom  « 20 documents pour étudier la déportation en Champagne-Ardenne »

 

Pour la D.T. 08, C.Dollard-Leplomb.

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Published by afmd 08
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