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Dimanche 1 juin 2008
        Le transport du 24 janvier 1943 fut composé au départ de Compiègne d’hommes et de femmes, voyageant dans des wagons différents, et aux destinations différentes. Au moins 1466 hommes furent dirigés, après le passage de la frontière allemande vers le camp de concentration de Sachsenhausen, où ils entrèrent le 25 janvier ; 230 femmes furent emmenées au camp de concentration d’Auschwitz, où elles arrivèrent dans la soirée du 26 janvier, ne descendant des wagons que le lendemain matin pour entrer dans le camp de Birkenau en chantant La Marseillaise. Les femmes arrêtées par mesure de répression de ce transport sont les seules à avoir été dirigées vers le complexe d’Auschwitz. Les autres, venant de France, furent des Juives déportées dans le cadre de la « Solution finale ». Selon les données du Livre-Mémorial de la FMD, 85 % des femmes de ce convoi avaient été arrêtées pour des faits de résistance. Par ailleurs, plus de la moitié d'entre elles étaient communistes. Leur sort est marqué par une mortalité effrayante : seules 49 d’entre elles rentreront en France en 1945.

 
Quatre femmes arrêtées dans les Ardennes pour leur activité de résistance furent déportées par ce transport.

 Trois d’entre elles avaient été arrêtées à la fin du mois d’octobre 1942 par la Gestapo de Charleville à la suite du démantèlement par ce service d’une filière d’évasion de prisonniers de guerre français qui avait son centre à Charleville. L’organisation qui avait été fondée par Paul Royaux, chef de l’OCM des Ardennes, avait gagné de nombreuses complicités au Secours National, dont les membres prenaient en charge les prisonniers évadés (soins médicaux, hébergement, habillement, ravitaillement). Après que de faux papiers leur aient été remis, ceux-ci étaient évacués vers leurs régions d’origine. L’infiltration d’un traître dans le réseau avait permis aux Allemands de mener un coup de filet en son sein (12 arrestations). Paul Royaux, recherché, dut alors quitter le département et entrer en clandestinité.

 

FUGLESANG Marcelle, née le 21 février 1903 à Oslo (Norvège), infirmière à Charleville, assistante sociale du Secours Nationale, fut arrêtée par la police allemande le 31 octobre 1942 pour propagande gaulliste et aide aux prisonniers de guerre évadés. Elle est décédée à Auschwitz II-Birkenau le 21 mars 1943.


Jacquat Anna, née KARPEN le 24 mai 1894 à Gilsdorf (Luxembourg), tenancière du café de « la Petite Vitesse » à Charleville, fut arrêtée par la Gestapo le 31 octobre 1942 pour « propagande gaulliste » et « manœuvres propres à favoriser l’évasion de prisonniers ». Détenue à la prison de Saint-Quentin, puis au fort de Romainville, elle fut déportée vers le camp de concentration d’Auschwitz, où elle décéda en février 1943.

 

LAMBERT Marguerite, Léa, née DURBECQ le 9 avril 1892 à Rocroi, cuisinière au Secours National, domiciliée à Charleville fut arrêtée le 31 octobre 1942 pour propagande gaulliste et aide aux prisonniers évadés. Elle est décédée à Auschwitz le 12 mars 1943.

 

               
            Quant à Léona RAVAUX, épouse BOUILLARD, née le 5 avril 1885 à Éteignères,             domiciliée à Auvillers-les-Forges, elle fut arrêtée le 19 mai 1942 pour « activité                     communiste ». Elle est décédée à Auschwitz le 15 février 1943.

Le site de l’association Mémoire Vive est consacré aux convois des « 31 000 » et des « 45 000 », les deux seuls convois de déportés politiques partis de France à destination du camp de concentration d’Auschwitz. L’association recherche tous renseignements sur les déportés de ces deux convois. Le cas échéant, contactez-les, et contactez-nous (via le site)…

 
  Je tiens à remercier Mémoire Vive, et particulièrement M. Pierre Labate pour son aide documentaire et
et pour son autorisation à la publication des photographies d’Auschwitz

© Musée dÉtat d’Auschwitz-Birkenau, collection association Mémoire Vive.

Pour approfondir votre lecture, cliquez ici...


Lundi 8 octobre 2007

Suite à la demande faite auprès de la mairie de Rethel d'honorer les mémoires d'Icko, Rachel et Hélène Cyminski, une réunion préparatoire a eu lieu à la mairie de Rethel cette semaine, à laquelle étaient présents M. Guy Déramaix, maire de Rethel, son adjoint, M. François Guérin, M. André Launois, M. Sanchez, Mme Harar, et Philippe Lecler (si M. launois n'est plus à présenter pour qui connaît l'histoire de la famille Cyminski, M. Sanchez et Mme Harar se sont associés à notre démarche en retrouvant des membres de la famille Cyminski. Ils projettent par ailleurs de réaliser un long métrage basé sur cet épisode tragique).

Il s'est donc dégagé, lors de cette rencontre, un accord sur le principe de rendre hommage aux membres de la famille Cyminski disparus à Auschwitz. Si certaines modalités de la cérémonie sont encore à préciser, il s'avère d'ores et déjà acquis que celle-ci se déroulera à la date du 27 janvier 2008, où sera dévoilée la plaque qui sera posée au 1, rue Dubois-Crancé. Journée hautement symbolique puisque ce sera celle de la commémoration de la libération du camp d'Auschwitz, retenue « Journée de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité » dans les établissements scolaires des États membres de l'Union Européenne.

Ainsi, la municipalité apporte son soutien à la présentation d'une exposition portant sur le parcours de cette famille d'origine polonaise en France, de son arrivée sur notre sol à sa disparition dans le crématoire d'Auschwitz, dans le rappel du contexte de l'Occupation. Cette exposition se tiendrait du 12 au 27 janvier à la bibliothèque de Rethel (à confirmer).

La date d'une prochaine rencontre a été retenue pour préciser les modalités de cette manifestation.

par C. Dollard-Leplomb / J. Levy publié dans : Projets et affaires à suivre
Dimanche 29 juillet 2007
Mercredi 11 juillet, à l'issue du conseil municipal qui s'est tenu à la mairie de Rethel, les élus  ont voté à l'unanimité la pose d'une plaque sur la maison où vivait la famille Cyminski, au 1 de la rue Dubois-Crancé.
Sur la photo : Emilienne Launois et Hélène Cyminski à l'emplacement de l'actuel Collège Sorbon (photo A. Launois)
Samedi 2 juin 2007
Yanny Hureaux vient de consacrer un de ses célèbres "Beuquette" à Hélène Cyminski, dans l'édition de L'Ardennais du 2 juin. 
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