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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 10:39

L'assemblée générale de l'AFMD des Ardennes aura lieu le samedi 15 mars à 14 h 30, salle G. Mailfait, 115, rue Ambroise Croizat, quartier du Theux à Charleville-Mézières.

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 17:41

Un reportage sur les Juifs de la WOL sera le sujet de l'émission "Ici et pas ailleurs", qui passera mardi matin 10 décembre dans l'émission "Champagne-Ardenne matin", sur FR3 à partir de 9h40, et le soir au JT Champagne-Ardenne à 19h15.

Le tournage a été réalisé à Seraincourt chez Mme Tarradou, survivante et à Champigneul-sur-Vence chez Serge René, témoin et ami des déportés.

 

Pour voir le reportage, rendez vous ici et cherchez l'émission du 10/12...

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 15:12

Dimanche 13 octobre, a été posée à Seraincourt une stèle portant les noms des quarante travailleurs agricoles juifs et leurs familles raflés le 4 janvier 1944 dans les communes de Seraincourt, Fraillicourt, Remaucourt, Ecly, Son, Hauteville, Rethel, pour être déportés et exterminés au camp de concentration d'Auschwitz.

 

stele saulaincourt 1

 

Allocutions de Christine Dollard-Leplomb, présidente de l'AFMD des Ardennes : 

 

 

M. le Sous-Préfet,  M. le Sénateur, Mme la députée, M. le conseiller général (représentant le président), Mme la directrice de l’ONACVG,

 

Messieurs les élus,

Monsieur  le Maire, Mesdames et Messieurs les présidents d’associations et représentants des cultes, Mesdames et Messieurs en vos titres et qualités,

 

Je salue la présence de survivants, (du travail et enfants cachés), les familles des déportés, et  la présence de membres des familles de Justes, reconnus ou non, qui les ont sauvés.

 

Les nazis avaient institué à l’échelle d’un continent la plus grande entreprise d’extermination d’êtres humains organisée industriellement, servie par une administration implacable, où disparurent 6 millions de Juifs d’Europe et des milliers de Tsiganes, dont on voulait tout effacer, jusqu’à leur souvenir et à leurs noms. Dans les Ardennes aussi.

 

En 1940 notre département est entièrement évacué sur ordre des autorités françaises, déclaré

«prise de guerre » et placé en zone interdite. L’Allemagne nazie veut  annexer la zone en cas de victoire et y installer des nouveaux colons. Les cultivateurs sont donc indésirables et refoulés, ou mis en rétention dans les camps de Tagnon et de Maison-Rouge (Quatre-Champs), dans des conditions très dures.

 

La W.O.L., Wirtschafstoberleitung, ou service de mise en culture, est une filiale de l’Ostland , entreprise privée influente à Berlin, qui n’obéit à aucune autorité d’occupation sauf  à la Gestapo. Elle emploie des prisonniers de guerre en congé de captivité, ou « prisonniers libres », des  travailleurs étrangers déjà présents avant guerre, des prisonniers Nord-Africains, et des civils français dont certains agriculteurs rentrés en fraude, dépossédés de leurs terres et, à partir de mars 1943, des Polonais catholiques déportés par trains entiers.

Cette organisation s’inscrit dans la politique raciale d’occupation des territoires du grand Reich , qui assigne des populations déracinées comme des pions dans des zones périphériques de l’Europe, afin de supprimer les mélanges de « races ».

 

Dès le mois de mai 1941, les hommes juifs étrangers, qui sont les plus nombreux en France, sont arrêtés, internés dans les camps du Loiret et du Sud-Ouest. Certains en sortiront à la condition de s’engager pour les Ardennes.

 

Ces étrangers vivant à Paris se sont réfugiés en France entre les deux guerres,  suite aux persécutions en Europe de l’Est. Principalement polonais, et de 21 nationalités différentes. Rappelons qu’à la déclaration de guerre en 1939, ils s’étaient engagés en nombre aux côtés de l’armée française.

 Du 11 novembre 1941 et le 4 janvier 1944, ils sont presque 700  concernés au total, répartis dans 53 communes ardennaises du Sedanais et du Rethélois.

Ils viennent parfois en famille, tous ne travaillent pas la terre : les enfants sont scolarisés, les vieillards suivent. Certains viendront plus tard, clandestinement ou non, car, à  Paris, la vie  est impossible : interdiction de travailler, de fréquenter  les lieux publics, rafles quotidiennes et disparition des familles, famine. L’U.G.I.F., organisme social juif créé par Vichy, les  enrôle contre la promesse (qui se révèlera illusoire) d’une vie plus facile à la campagne et surtout celle de la protection des biens et des familles restées à Paris, qui se révèlera illusoire aussi, ils sont même déportés à 44% alors que les Juifs de France le sont dans l’ensemble à 25%.

De plus, leur statut de « volontaires » au profit d’une entreprise allemande  leur vaudra après-guerre de ne pouvoir prétendre à aucune indemnité. Sans parler des Ausweiss dont ils étaient munis pour se rendre en permission à Paris : ils ignoraient qu’ils n’avaient aucune valeur en zone occupée, dès qu’ils avaient dépassé Rethel … Certains sont ainsi arrêtés et déportés.

 

Ces gens ne connaissant rien du travail de la terre souffrent : ils sont pour la plupart ouvriers dans le cuir ou le tissu, vendeurs sur les marchés, mécaniciens sur machine à coudre… Ils arrivent en vêtements de ville, qui ne résistent pas longtemps au travail des champs. Le travail est pénible par tous les temps, mais la dureté réelle de leur vie dépend du chef de culture, qui contrôle tout dans chaque village. Certains sont des tyranneaux cruels, d’autres ne font pas de différences, certains sont anti-nazis et aideront les Juifs et les Ardennais à échapper à la terreur du Reich. Il faut leur rendre hommage.

 

La vie s’organise : les Juifs sont censés ne pas quitter la commune, respecter un couvre-feu et ne pas avoir de contact avec la population, mais ils le font et reçoivent bon accueil : les témoins gardent des souvenirs vivaces des Juifs, avec qui ils s’entraidaient. Les Juifs soignent, réparent les chaussures, les vêtements, refont des vêtements aux jeunes français qui grandissent trop vite, dans les vieux habits tirés des armoires, car il est impossible de trouver du tissu. Ils troquent ces services contre de la nourriture, œufs, lait, beurre , car ils sont payés 30 F par jour alors que les autres travailleurs reçoivent 60 F, les femmes et les jeunes ne reçoivent que 18 F. Des amitiés se nouent, des amours aussi. Certains ont appris à leurs amis  ardennais à danser, à nager , à jouer aux échecs ou au billard : 60 ans après, ceux-ci l’évoquent avec les larmes aux yeux. « On les aimait bien les Juifs», « C’étaient  des bonnes gens. »

 

L’expérience s’arrête brutalement les 4 et 6 janvier 1944, lors de la grande  rafle ordonnée par la Gestapo, qui emporte de Charleville à Drancy, dans des wagons à bestiaux, 224 juifs de la WOL, 288 Juifs du Judenlager des Mazures et 9 Juifs ardennais, dont les fillettes Dora Levi de Vouziers et Hélène Cyminski de Rethel.

Le plus jeune, René Kornberg, né à Sedan le 15 Juillet 1943, n’avait que 5 mois et demi.

 

Je vous laisse méditer cette question à jamais sans réponse :

Qu’auraient fait de leur vie les 11 400 enfants de France et le million  d’enfants d’Europe exterminés à Auschwitz ? Y avait-il parmi eux quelques grands médecins qui nous manquent aujourd’hui ? On voit là que « Tuer les autres, c’est se tuer soi-même » et que le  crime contre l’Humanité s’est perpétré contre nous tous, qui n’avons pas pu les connaître, pas pu vivre ensemble, qu’ils soient devenus par la suite savants, boulangers ou mères de famille.

 

Je vais citer le poète Jean Tardieu : « Puisque les morts ne peuvent plus se taire, est-ce aux vivants de garder leur silence ? »

Non, et c’est pourquoi nous sommes là aujourd’hui, autour de cette stèle qui sera désormais un peu la tombe à laquelle ils n’ont pas eu droit. La mémoire n’appartient à personne mais  nous en sommes tous responsables.

Cette stèle qui doit, comme beaucoup d’autres, après nous et en d’autres temps, perpétuer la mémoire, qui est seule garante de l’indispensable et inlassable lutte permanente contre le déshumain et la tentation totalitaire.

Pour ce faire, Réunissons autour de notre devise : Liberté, Egalité, Fraternité, tous ceux qui la défendent, quelles que soient leur religion, leur origine ou leur ethnie.

 

 

 

 

Hommage aux Justes


Madame Simone Veil déclarait, en 2007, lors de l’entrée des Justes au Panthéon :

La France s’honore, aujourd’hui, de graver de manière indélébile dans la pierre de son

histoire nationale, cette page de lumière dans la nuit de la Shoah.

 

Les Ardennes comptent à ce jour 26 Justes parmi les Nations, reconnus par l’institut Yad Vashem. C’est la plus haute distinction décernée à titre civil par l’état d’Israël.

Aujourd’hui en ce moment même, dans l’Yonne, une nouvelle médaille est remise aux enfants de Clémence et Albert Ducloux, qui ont sauvé une maman et ses trois fillettes dont un bébé, à Beaumont-en-Argonne.

Pour ce secteur du Rethélois et du Porcien, citons :

 

Lucien et Marie Achart (née Cugnard) de Lalobbe

Daniel et Juliette Brunet de Faux

Georges et Lucienne Dereims (née Achart) de Remaucourt

Jean et Juliette Tarradou  de Seraincourt

Georges, Jeanne et Denise Wimart  de Fraillicourt

Roger Beguin de Cuiry-les-Iviers dans l’Aisne toute proche

D’autres personnes doivent être nommées, au même titre, bien que non reconnues faute de demandes : Des cheminots qui ont ouvert des wagons du sinistre convoi en gare d’Amagne, des passeurs de la ligne comme Mr Sené, boulanger, ou le livreur  du Goulet-Turpin,  qui ont caché des gens dans leurs camionnettes, la famille Mennessier , Gisèle Faux, institutrice à Fraillicourt, Roland Sinet à Mainbressy, Mme Suzanne Choisy,et Mr Douzamy,  secrétaires de mairie à Remaucourt ,Mr Sarrazin, maire de Seraincourt, Mme Gosset, épicière  à Fraillicourt, le chef de culture à Forest qui connaissait votre présence...

 

Je citerai Corentin Carier : arrière petit-fils de Juliette et Daniel Brunet : « je suis fier d’eux, non parce qu’ils sont des héros, mais parce qu’ils ont sauvé des frères ».

 

Et il faut penser aussi  à tous ceux qui demeureront inconnus et qui ont œuvré pour sauver des vies au péril de la leur.

David Dawidowicz, survivant de la WOL du Radois , ici présent, déclarait : « De cette période 1940-1944, je garde comme une lueur dans la nuit le souvenir de la population des Ardennes, de son sens de l’accueil et de l’hospitalité, de sa discrétion, qualités qui ont permis à nombre de persécutés de se réfugier et de se déplacer sans que nul ne songe à les dénoncer. »

 

Et pour finir, je vous livre cette phrase de Denise Wimart, héroïne s’il en est, phrase qui figure sur le panneau près de la stèle des Justes au Panthéon :

“Puisse le bien qu’ils ont fait, rappeler aux générations  présentes et à venir que, dans une situation tragique, d’autres attitudes que la résignation, la veulerie ou la lâcheté sont possibles”.

 

 

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 15:22

Récemment, à l'initiative de Mme Schmitt, professeure de lettres classiques, et de l'AFMD (Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation), une exposition sur le thème de la Shoah a été mise en place au sein du Centre de documentation et d'information du collège de Vouziers.
Etaient présents Mme Dollar-Leplomb, membre de l'AFMD, Mme Marx, témoin directe de la Shoah, et de Manuel Sanchez, réalisateur de documentaires.
Cette exposition accompagnée d'une présentation de la Shoah par les intervenants a eu pour but de transmettre la mémoire aux jeunes.

 

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 18:47

Dans son dernier bulletin, Le déporté des Ardennes, l’association départementale des déportés et internés résistants et patriotes des Ardennes (ADIRP) se fait le relais de l’indignation de Christian Boitelet, ancien déporté des camps de Buchenwald, Dora, Ellrich, Heinkel et Sachsenhausen, aujourd’hui président d’honneur de la FNDIRP Ardennes et représentant de cette association dans les départements de la Drôme et de l’Ardèche.

Christian Boitelet a relaté son témoignage de résistant et de déporté dans son ouvrage, Grand-Mère, dont nous avons rendu compte ici il y a quelque temps déjà.

 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 07:00

A.G. de l’AFMD le samedi 23 mars (et non le 9 comme précédemment annoncé) à 14h à la maison des associations de Mohon
Conférence sur les enfants déportés des Ardennes et les enfants ardennais déportés d'un autre lieu.


Projet de plaque commémorative à la mémoire des ouvriers agricoles juifs de la WOL du Rethélois.


Elle recensera une quarantaine de noms de personnes raflées à Seraincourt, Fraillicourt, Remaucourt, Ecly, Hauteville, Son, Rethel
Elle sera édifiée à Seraincourt. Le projet est porté par la communauté de communes.
L'inauguration aura lieu en Septembre 2013, la date exacte n'est pas encore fixée. Mais la journée permettra la rencontre entre survivants, familles de déportés, témoins aux souvenirs vivaces, personnes ayant aidé ou caché des Juifs.

Exposition réalisée par  l'ONAC VG : "Les Juifs de France dans la Shoah"

 

L'exposition sera présentée à la médiathèque de SEDAN , du 22 janvier au 2 février. Elle sera ensuite comme toutes les expos de l'ONAC , en prêt gratuit  pour les établissements scolaires, les associations, les institutions.
Elle   comporte plusieurs points concernant  les Ardennes, d'où furent déportées pour Auschwitz  507 personnes (travailleurs juifs de la WOL et internés du Judenlager des Mazures), auxquelles il faut ajouter 110 autres Ardennais  déportées d'autres départements.

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 07:02

 

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L'AFMD vous invite à une  projection-débat sur la mémoire de l'internement des Tsiganes, vendredi 28 septembre à 18h30 à la médiathèque "Voyelles" de Charleville.

Il y a cent ans, en 1912, était institué pour les Nomades le carnet anthropométrique, comportant des informations jusqu’alors réservées aux criminels ; il ne sera supprimé qu’en 1969.
Par le décret du 6 avril 1940 de la République finissante, les Tsiganes, soupçonnés d’espionnage, deviennent des voyageurs assignés à résidence.
Les Allemands imposent bientôt l'internement dans des camps : 25 camps existent en août 1940. Ce sont des camps improvisés, gérés par Vichy. Les familles se retrouvent dans le dénuement le plus complet. Les conditions de vie sont lamentables, dans des forts, des gares abandonnées, des carrières, des tôles. Dans le froid ou la canicule, la boue, la faim, le mépris, le manque d’hygiène, pratiquement sans aucune aide extérieure.
Très peu d’entre eux seront déportés dans les camps nazis, ce qui est une spécificité française, car les Tsiganes d’Europe ont été exterminés comme les Juifs.
En 1944, pas de Libération pour les Nomades : ils sont maintenus en internement dans les camps jusqu’à fin mai 1946 …

Plus  de 60 ans après les évènements, cette histoire douloureuse reste encore trop peu connue du grand public. Elle est pourtant essentielle. Les mesures d'exclusion prises à l'encontre de la communauté Tsigane visaient avant tout l'éradication, en France, du nomadisme.Un mode de vie, aujourd'hui encore, difficilement compris et accepté.

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 13:59

Alors que le Mémorial de la Shoah consacre une grande exposition aux enfants dans la Shoah, on se dispute au conseil municipal de Rethel pour savoir s’il convient de dépabtiser l’école Mazarin afin de lui donner le nom d’Hélène Cyminski.

Cette proposition a été déposée par le groupe d’opposition de gauche au conseil (« Rethel ensemble »), à la suite de la cérémonie du souvenir des déportés du 29 avril dernier. Pour ces élus, il semble important « que le nom d’Hélène Cyminski et son souvenir restent indissociables de l’école qu’elle avait fréquentée. De fait, donner à une école le nom d’une ancienne déportée est un acte porteur de valeur qui peut ainsi servir de relais entre les différentes générations » ( dans Rethel infos n° 13, juin 2012).

Rappelons que durant l’Occupation, Hélène habitait face à l’école, et qu’aujourd’hui une plaque commémorative rappelle au souvenir de cette famille rethéloise décimée par les nazis. On sait que dans les Ardennes, à Vouziers, une école porte le nom d’une de ses élèves : Dora Levi fut enlevée par les Allemands dans sa classe.

 

Concernant cette initiative donc, l’AFMD communique :

 

AFMD est une association apolitique de transmission de la mémoire de la déportation, mémoire qui n'est la propriété de personne mais le devoir de tous, qui doit nous réunir. Ce projet correspond à nos buts, notamment en cette période de transition vers l'ère de l'après-témoins, où la priorité est - encore davantage - la transmission aux jeunes générations. Le petit livret très documenté réalisé par Philippe Lecler donne les éléments historiques justifiant  ce projet, à l'image de ce qui a été fait à Vouziers avec l'école Dora Levi .Hélène a vécu des conditions de déportation particulièrement terribles, restée toute seule, sans famille ni amis ou connaissances au camp de Drancy du 20 janvier au 30 mai 1944, avant d'être déportée puis exterminée à Auschwitz. Nous avons déjà publié en ces termes, le 1er  mai 2010, à l'occasion de la commémoration de 2010 : Non seulement Hélène a été gazée du seul fait d'être née, mais elle n'a toujours pas d'acte de décès conforme à l'état-civil : pour ce faire, il faut attendre que le journal officiel publie l'arrêté permettant qu'y soit  transcrite la mention "mort en déportation". Ainsi, jusque dans la mort, sa personne est niée.

Quinze minutes par an, le temps d'une cérémonie, on rappelle le crime contre l'Humanité, qui est un crime contre chacun d'entre nous, contre nos enfants, et tous ceux à venir. Cela ne réclame-t-il pas un instant solennel de recueillement, et de rappel des faits sans lequel aucune mémoire, ni aucun engagement ne sont possibles. "Puisque les morts ne peuvent plus se taire, est-ce aux vivants de garder leur silence ?"  (Jean Tardieu, L'honneur des Poètes)

Comme chacun des 11 400 enfants Juifs déportés de France, Hélène nous manque, parce que nous ne saurons jamais ce qu'elle aurait pu devenir : un grand médecin, un chercheur, découvreur de remèdes que nous attendons tous, ou une artiste, qui soigne ou embellit les âmes et les cœurs, pourquoi pas une élue dévouée au bien commun... mais aussi et surtout, une jeune fille puis  une femme que nous aurions appréciée, admirée, aimée ... celle que nous devinons dans les photos qui nous restent d'elle.  

La plaque commémorative, place de Caen, portant les noms d'Hélène et de ses parents, leur tient lieu de sépulture, puisque leurs cendres ont été jetées sur le sol du camp, dans l'intention d’éliminer toute trace : en inscrivant leurs noms dans ses murs, la ville de Rethel leur a rendu leur place d'êtres humains. C'est tout à son honneur. Elle a ainsi rendu vaine la tentative nazie de les déclarer à jamais Untermenschen » (« sous-hommes »), « Stück « (« objets ») et de les faire disparaître : que cela aussi soit rappelé chaque année, avec toute la solennité nécessaire.

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 08:10

L'événement fut commémoré comme tous les ans sur le plateau de Berthaucourt, lieu hautement symbolique de la Résistance ardennaise, et dont les murs du Mémorial portent gravés dans leur pierre les noms des fusillés et des déportés du département. L'AFMD, représentée par son trésorier André Cortesi, a déposée une gerbe en commun avec la FNDIRP. Un article du quotidien L'Ardennais/L'Union rapporte les éléments du discours du président de l'UAFFI.

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 18:41

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Le film Charleville-Auschwitz est à nouveau disponible, au prix de 15 euros (dont 3 euros de frais d'envoi). L'ensemble du film a été chapitré, ce qui permet de visionner des extraits sans être obligé de regarder la totalité de l’œuvre.

 

Commandes sur papier libre et règlement par chèque à l'ordre de AFMD ARDENNES 18, Malmy 08450 Chémery-sur-Bar.

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