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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 20:41
L'AFMD sera présente aux cérémonies du souvenir qui auront lieu les

- 31 août, 10 h 30, à la grotte de
Gaulier à Floing, en hommage aux victimes des massacres des 28 et 29 juin.
- 7 septembre, au
Mémorial de Berthaucourt, commémoration du 64e anniversaire de la libération des Ardennes.
- 14 septembre, à Tournes, au cimetière, puis au
Bois de la Rosière
.
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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 08:09

« Le jour de la rafle, Raymonde Nathanson (7 ans) était en vacances à La Besace. »

    Cette phrase de Robert Pingard, agriculteur retraité ayant gardé une très bonne mémoire des Juifs de la WOL, m’intrigue : le terme « vacances » est surprenant, et pourquoi La Besace ?

    Je dois remercier Jean Fourile, de La Besace, madame Goffinet née Deland’huy et Madame Majoie, amies d’Evelyne Cailac, Robert Maignan, son époux, et surtout Guy Lecuivre, fils du maître d’école de l’époque, pour leurs témoignages passionnants et précis sur les Juifs de Mouzon et le sauvetage de Raymonde par Gabriel et Sara Cailac, du café de La Bagnole.

Sans eux, je n’aurais pas recherché Raymonde, qui devait être  « en Amérique »…

Après une quête de 4 ans, j’ai fini par la retrouver. C’était déjà extraordinaire, mais la suite fut indescriptible.

Elle a réuni sa famille, décimée par la Shoah. Venus d’Espagne, d’Israël, de Londres, de Paris, de New-York, Los Angeles et Las Vegas ils se sont retrouvés à Bulson pour honorer la mémoire de David et Lyba-Esther, en présence d’habitants du village et de sympathisants.
 La cérémonie brève et simple, fut d’une intensité digne de funérailles  auxquelles ils n’ont pas eu droit.
Une réception conviviale en mairie a permis des échanges  chaleureux, malgré la barrière de la langue.

 

Mouzon 21 Juin, retrouvailles de Raymonde et de Robert Maignan, gendre de ses sauveteurs, Sara et Gabriel CAILAC
 

 

 
 La Besace 21 Juin :
A l'ancienne école avec Mr Duvivier, maire .
Les toilettes de la cour sont les seuls vestiges des années 40, tout le bâtiment ayant été transformé.
 
  Bulson 22 Juin Bernard , Guy et Robert Pingard, témoins et compagnons de classe des enfants Juifs sous l'occupation.

 Bulson 22 Juin; lecture par Phillip, époux de Raymonde.
à gauche, Pierre-André Van Copenolle, Maire




La Besace , 21 Juin Avec Guy Lecuivre,

qui restitue les souvenirs perdus.

 

 

 


 

 

 


 


 Bulson 22 Juin. Dépôt de bougies et de galets rituels, par Raymonde , devant la stèle portant les noms de ses parents exterminés.

 

         Ces journées mémorables et la joie des retrouvailles ne doivent pas occulter la nécessité chaque jour plus flagrante de poursuivre nos objectifs :

Comment peut-on imaginer, à 7 ans, quitter ses parents pour des « vacances », puis découvrir 2 ou 3 ans plus tard qu’on ne les reverra plus jamais, qu’ils sont déclarés morts, que leurs corps ont disparu  et que personne ne peut expliquer pourquoi ?

        Aujourd’hui personne ne peut davantage expliquer  pourquoi une folie totalitaire a pris corps à l’échelle d’un continent entier, en vain, puisque le peuple Juif a survécu.
Mais si nous avons pu en douter durant un demi-siècle, nous savons maintenant qu’elle peut récidiver sur ce même continent, comme en Serbie.
C’est pourquoi notre action est d’actualité, contrairement à ce que d’aucuns pensent, qui s’agacent  en disant : « Encore une commémoration … ! » ou « tout ça, c’est du passé… »

Pénible passé insupportable, horrible et  traumatisant, sauf que l’apprendre est le seul moyen de, peut-être, ne pas  le revivre.

 C.Dollard-Leplomb

Lire les articles dans L'Union ou L'Ardennais

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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 07:33

Le 6 Juillet, avait lieu, à titre posthume,  la remise de médailles des Justes aux ayant-droit de Lucien Achart, de Lalobbe, ayant caché et sauvé Suzanne Basch, laquelle est devenue sa bru après la guerre, et qui était présente à la cérémonie.


Etaient honorés également Georges et Lucienne Dereims. Cette dernière, fille de Lucien Achart  sauva Suzanne en l’envoyant chez son père. Avec son mari, elle sauva la famille Einhorn, oncle et tante de Suzanne,en les cachant dans leur ferme à Remaucourt , avant de leur trouver une filière pour rentrer à Paris.
Le maire de Givet, Monsieur Wallendorff, après avoir déploré l’absence des représentants de l’Etat, remercia les nombreux élus présents, du département ou d’outre-Quièvrain. Il salua aussi le travail d’AFMD ayant mis à jour une histoire jusqu’alors méconnue.

Jérôme Lelong, retraça l’histoire de ses bisaïeuls et trisaïeuls, ainsi que de son arrière-grand-tante Suzanne. Agée de 18 ans, à Paris, elle voit disparaître petit à petit au hasard des rafles , tous les membres de sa famille , y compris un bébé. Se retrouvant seule, elle vient clandestinement rejoindre un oncle et une tante à Remaucourt…

« Ils avaient pas trop à manger, moi j’avais une grosse ferme, je leur donnais des œufs, une soupe au lait » puis « ils ont demandé pour qu’on les cache , on les a cachés …On était hardis ! On pouvait partir en Allemagne aussi, vous savez.: j’avais trois gamines .Quand on repense à tout ça ! Suzanne, je l’ai conduite chez mon père .Il  disait : c’est ma petite-fille de Vouziers. »

Ainsi parlait Lucienne Dereims en 1999, dans un témoignage enregistré par Pierre Coulon, écrivain ardennais.

Voir l'article de l'Union


de gauche à droite :
Le Maire, Mr Wallendorf ; Peleg Lewi, de l'ambassade d'Israël ; (derrière eux : Jérôme Lelong) , Eric Lelong, Suzanne Basch-Achart, Gisèle Dereims-Lelong.

 

 

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27 janvier 2008 7 27 /01 /janvier /2008 20:24
        Dimanche 27 janvier, une cérémonie commémorative a eu lieu  au 1, rue Dubois-Crancé, là où vécurent et où furent arrêtés Icko, Rachel et Hélène Cyminski. A cette occasion, et après les intervention des représentants des collectivités locales et territoriales, du sous-préfet et celle de Christine Dollard-leplomb au nom de l'AFMD, les élèves de l'école Mazarin ont lu un poème et déposé des roses au pied de la plaque (sur laquelle manque le "c" d'Icko...).
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13 janvier 2008 7 13 /01 /janvier /2008 12:35


L'exposition se décline en deux grandes parties : un ensemble de panneaux portant sur la déportation, prêt de l'AFMD 08, et de nombreux documents concernant la famille Cyminski, dont de nombreuses photographies ainsi que les fac-similés des documents ayant servi à l'étude, leur reproduction nous ayant été aimablement autorisée par les Archives départementales (voir ici)...












Hélène Cyminski, enlevée par la Gestapo à Rethel le 4 janvier 1944, gazée à Auschwitz le 2 juin.
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29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 12:11
  Manifestations prévues à Rethel à l'occasion de l'hommage rendu à Icko, Rachel et Hélène Cyminski, tous trois disparus au camp d'extermination d'Auschwitz

Du 12 au 26 janvier 2008, exposition à la bibliothèque de Rethel : "Hommage à la famille Cyminski"
Le "Dossier Cyminski", très bel album de 48 pages à l'iconographie très riche, dont le texte, revu, fut publié dans la revue Terres ardennaises (n° 98 de mars 2007) sera en vente à cette occasion (Edition "C'est arrivé près de chez vous").

27 janvier 2008 : Dépôt d'une gerbe au monument aux morts de Rethel puis dévoilement de la plaque posée au 1, rue Dubois-Crancé.

Pour revoir la chronologie


L'album, préfacé par Maurice Rajsfus, est attendu pour la mi-janvier...

Ci-dessous les modalités de commande, à copier ou à recopier.
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Je désire commander --- exemplaire(s) du livre de 40 pages au prix unitaire de 10 euros (frais de port inclus)

Ci-joint mon règlement  par chèque à l'ordre de l'association « C'est arrivé près de chez vous ».

Nom et prénom :........................................................................

Adresse :..................................................................................

Code postal et ville :..................................................................

Courriel  : ..................................................................................

 J'envoie mon chèque à l'association « C'est arrivé près de chez vous », 8, allée de la citadelle 08000 Charleville-Mézières.

Tél : 03 24 30 20 08

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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 13:00
Dimanche 21 octobre, à Seraincourt, la famille Tarradou a reçu la médaille de "Juste parmi les Nations", pour avoir protégé la jeune Hélène Jarjembski de la déportation lors de la rafle menée par les Allemands le 4 janvier 1944.
Aujourd'hui domiciliée à Seraincourt, où elle a épousée après la guerre rené Tarradou, le fils de ses sauveteurs, (Jean et Juliette, maintenant décédés), Hélène était présente à la cérémonie.

Les fils de Jean et Juliette Tarradou, Pierre et René, sont respectivement les 2e et 4e personnes en partant de la gauche, Hélène Jarjembski étant la 3e , elle est entourée des fils Tarradou dont son mari, René, à sa gauche (Photo : D. Renaudin)
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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 13:31
Dimanche 21 octobre à Tétaigne, Camille Maljean, ses parents (à titre posthume) et Odette Chauveau recevront la Médaille des Justes pour le sauvetage de la petite Hélène Weinblum. M. Maljean sera par ailleurs décoré de la Légion d'Honneur.

(Archives AFMD)
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10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 18:33


Carte postale éditée par Bulson pour la commémoration du 30 septembre, avec flamme spéciale d'un seul jour, et timbre "mémoire partagée" .
En vente (3 euros) , chez M. Rouyer au 03 24 27 51 10.
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30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 14:29
M. Bachy, pésident du conseil régional, M. Huré, sénateur, président du Conseil général, M. Warsmann,député des Ardennes, M. Namer, représentant de la communauté israélite des Ardennes, chargé du message de M. David de Rotschild, président de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, M. Dardart , président de la FNDIRP des Ardennes, M. Levy , président des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation , M. le Sous-Préfet de Sedan, M. Van Copenolle, maire de Bulson.

C.Dollard-Leplomb, dont le livre est à l'origine de cette commémoration
Madame Janin Annette , fille de Simon Krajcer, chef du groupe juif de Bulson (1942-1944) sauvé par Henri VIN et sa mère Lucie. Madame Janin fut raflée à 12 ans, avec sa soeur Léa au vel d'Hiv;
internées à Pithiviers , elles voient partir leur mère en déportation et se retrouvent parmi les 4000 enfants seuls des camps du Loiret, dans la détresse matérielle et morale la plus absolue, s'occupant des plus petits malades, muets de terreur ...
Transférées à Drancy , elles en sortent in-extremis la veille de leur déportation prévue, libérées comme enfants de travailleurs pour les Allemands . Elles viennent à Bulson pour les vacances de Pâques et celles de l'été 1943, mais le chef de culture les fait trimer aux champs : elles ont
13 et 15 ans.
Madame Janin est le seul témoin direct encore en vie du travail des Juifs à la WOL à Bulson.
Elle exprime ici la reconnaissance des familles juives envers le village de Bulson, tous les bénévoles qui se sont mobilisés, l'organisation parfaite de la cérémonie au caractère digne et très émouvant et surtout la reconnaissance de toutes les souffrances endurées par les survivants.

Pour les trois photos suivantes :

Robert Pingard , à gauche, camarade de classe des enfants juifs à Bulson (1942-1943) dévoile la stèle avec Maurice Flank, cousin de Maurice Flank déporté de Bulson, qui était le grand copain de Robert .
Grâce à Robert et à son cousin Guy Pingard , qui ont conservé deux photos, le visage de Maurice a été rendu à ses cousins Maurice et Yves Flank ,qui ne possèdent plus aucune trace de leur famille déportée.

Les enfants du village rendent hommage aux déportés : chacun touche un nom avec une rose avant de la déposer au pied de la stèle .
A gauche : Hannah et son fils Nathan, respectivement petite-fille et arrière petit-fils de Nathan Borensztajn, déporté de Bulson .

La stèle porte 40 noms : 39 déportés de Bulson et un homme (Henri Eciczon) mort au travail dans les champs en 1943.
Des galets sont déposés au pied de la stèle, comme c'est la tradition sur les tombes israélites : les cendres des déportés au sortir du crématoire ont été jetées sur le sol des camps, et comme la dit le maire :" graver leurs noms dans le marbre , c'est leur rendre un peu la tombe à laquelle ils n'ont même pas eu droit ."


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