Recherche historique, entretien et transmission de la mémoire de la Déportation et de l’Internement dans les Ardennes
Le 6 Juillet, avait lieu, à titre posthume, la remise de médailles des Justes aux ayant-droit de Lucien Achart, de Lalobbe, ayant caché et sauvé Suzanne Basch, laquelle est devenue sa bru après la guerre, et qui était présente à la cérémonie.
Etaient honorés également Georges et Lucienne Dereims. Cette dernière, fille de Lucien Achart sauva Suzanne en l’envoyant chez son père. Avec son mari, elle sauva la famille Einhorn, oncle et tante de Suzanne,en les cachant dans leur ferme à Remaucourt , avant de leur trouver une filière pour rentrer à Paris.
Le maire de Givet, Monsieur Wallendorff, après avoir déploré l’absence des représentants de l’Etat, remercia les nombreux élus présents, du département ou d’outre-Quièvrain. Il salua aussi le travail d’AFMD ayant mis à jour une histoire jusqu’alors méconnue.
Jérôme Lelong, retraça l’histoire de ses bisaïeuls et trisaïeuls, ainsi que de son arrière-grand-tante Suzanne. Agée de 18 ans, à Paris, elle voit disparaître petit à petit au hasard des rafles , tous les membres de sa famille , y compris un bébé. Se retrouvant seule, elle vient clandestinement rejoindre un oncle et une tante à Remaucourt…
« Ils avaient pas trop à manger, moi j’avais une grosse ferme, je leur donnais des œufs, une soupe au lait » puis « ils ont demandé pour qu’on les cache , on les a cachés …On était hardis ! On pouvait partir en Allemagne aussi, vous savez.: j’avais trois gamines .Quand on repense à tout ça ! Suzanne, je l’ai conduite chez mon père .Il disait : c’est ma petite-fille de Vouziers. »
Ainsi parlait Lucienne Dereims en 1999, dans un témoignage enregistré par Pierre Coulon, écrivain ardennais.
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